Bon ben depuis que je suis toute petite j ai une passion pour les livres et il y a deux jours j ai trouve de l inspiration et j ai écrit:
Prologue
La louve se débattait entre les mailles du filet.
« Je suis piégée ! » se dit-elle.
Elle eut beau mordre à pleines dents, griffer comme si sa vie en dépendait, elle n’arrivait pas à ouvrir une brèche dans les fils gluant de la sève des arbres alentours. Soudain, un bruit retentit non-loin de la louve désespérée. Surprise, Shebba se retourna tandis qu’un drôle d’engin aux longues formes se pointa sur son museau. A la grande stupeur du mammifère à deux pattes, elle jura. Comment avait-elle put se fourrer dans un tel pétrin ? Elle chassait tranquillement un renard et un gros truc visqueux était tombé sur elle. Elle. La louve la plus prévoyante et discrète de l’Asie, c’était faite attrapée comme un vulgaire caniche aveugle ! Même si c’était l’hiver et qu’elle mourrait de faim, cela faisait une piètre excuse pour sa conscience adaptée à la vantardise et la fierté de la chasse.
Pendant qu’elle réfléchissait il y eut un petit « clic ». OK, reçu cinq sur cinq : se concentrer et ne pas ressasser les souvenirs des minutes précédentes. Alors, récapitulons, elle était emmaillotée dans un truc gluant qu’elle n’arrivait pas à déchirer et un de ces Longues-Pattes lui pointait un machin en plein sur le museau.
Première question : Comment allait-elle sortir de là ? Alors… En haut pas possible… Sur les côtés ? Non, elle préférait sortir d’ici vivante avec le museau et la tête sur les épaules. Par terre peut-être ?...
Attendez, c’était quoi ce bruit ? On aurait dit l’eau d’un ruisseau et son petit clapotis sur les rochers, pourtant il n y avait pas d’eau avant un demi-kilomètre.
« D’accord, je suis folle » pensa-t-elle.
Puis, un bruit sourd et… rien.
Shebba ouvrit les yeux.
Chapitre premier
Allongée près d’un ruisseau entouré de chênes dont les branches s’entremêlait pour former une protection verdâtre au dessus d’un amas d’herbe verte dont les fleurs multicolores faisait ressortir le brun des arbres alentour, Shebba lapait l’eau douce pour oublier son mauvais rêve. Etant louve solitaire et ne chassant donc pas en meute, elle était habituée à faire des cauchemars de chasse, mais jamais d’aussi réalistes.
Ayant réellement faim, elle partit chasser. A quelques mètres, un moineau picorait des graines entre les racines d’un chêne. Prenant son élan, sans bruit, la louve sauta pour atterrir sur l’oiseau, l’achever et le dévorer. Après plusieurs moineaux, Shebba se sentit rassasiée. Pour chauffer ses muscles rouillés par la nuit agitée, elle courut, le vent entrant entre ses poils gris et blanc entremêlés.
Point positif : elle avait retrouvée la totalité de son agilité, de sa grâce animale et ses pattes ne lui faisaient plus aussi mal qu’avant son long sommeil près des chênes.
Après quelques heures de sauts entre les ruisseaux grouillants de poissons ressemblants à de gros saumons et de courses après des traces ténues de renards, la louve sentit une autre odeur, semblable à la sienne et familière.
Prudente, Shebba s’avança à tâtons.
Soudain, une ombre noire et agile l’encercla, et, discrète, se jeta sur la jeune louve.
Shebba, surprise, ne se jeta pas tout de suite dans la bataille, puis petit à petit, elle se lança, babines retroussées sur des crocs imposants et griffes acérées sorties.
Sa patte avant droite griffa le front de l’individu pendant que les trois autres pattes le rouaient de coup. Puis, elle vit le visage intrus et s’arrêta.
« B…Brume ?balbutia-t-elle »
Le dénommé Brume s’arrêta à son tour en écarquillant les yeux.
« Shebba ? Qu’est ce que tu fais ici ?gronda-t-il. »
« Je pourrais te poser la même question !siffla l’imposante louve, méfiante.
- Je chasse pour ma meute ces terres font parties de mon territoire ! Tu dois partir ! Si quelqu’un d’autre que moi t’avait trouvé, il t’aurai tué sans hésitation !
- Tu ne peux pas me chasser ! Tu es mon frère !lâcha Shebba. »
Cette remarque tiqua le grand loup argenté : il ne s’attendait pas à ça, et depuis sa naissance en meute, il n’avait jamais revu sa sœur.
La regardant de plus près, son cœur rata un battement : qu’elle avait changé ! Elle n’était plus la jeune louve timide et sans défense qu’il avait vu pour la première fois. Elle était plus grande, plus sure d’elle, plus imposante.
Soudain, il se rappela de ses moments anciens avec Shebba et se tut.
« D’accord, tu as gagné, qu’est-ce que tu veux ?soupira Brume.
- Que tu m’expliques ce qu’il c’est passé dans la meute depuis que je suis partie.
- OK, mais après tu sors de mon territoire, marchanda Brume.
- On verra, Brume, on verra, dit Shebba en s’étirant puis s’allongeant, profitant du « pouvoir » qu’elle avait sur son frère. »
Brume grogna : elle ne manquait pas de graine ! Elle s’allongeait en plein son territoire, alors que, s’il ne la chassait pas il allait devenir loup oméga, souffre-douleur de la meute. Il s’allongea à son tour et commença son récit :
« Tu sais déjà pas mal de choses, cela va m’éviter les détails »
N’attendant pas la réponse de Shebba, il continua.
« Deux pleines lunes après que tu sois partie, mère, qui commençait à vieillir, à souffert de maux de ventre, Jabe n’a rien put y faire, elle est morte »
La louve grise voulut ouvrir la bouche mais Brume lui en empêcha d’un signe de la patte.
« Tu veux tout savoir ? Alors tais-toi et écoute ! Elle est morte, et père n’ayant pas réussi à tuer un intrus fut chasser pas Caty et Sam, nos nouveaux alpha.
J’ai été très seul, je t’en veux Shebba, beaucoup. Si tu étais restée, je n’aurai jamais été si repoussé par les autres parce que tu as décidé de faire ta vie, je n’aurai jamais été si seul parce que tu aurais été près de moi, je n’aurai jamais du chasser autant et faire mieux que moi-même pour réobtenir le respect que j’avais perdu en même temps que toi… »
Sa voix s’éteignit au même moment que le poids qui reposait sur son cœur depuis très longtemps.
Soudain des pas retentirent au loin.
« Pars, Shebba, nous nous reverrons très bientôt, dit Brume, la voix morne. »
Avant que la louve grise ai put dire quoi que ce soit, le mâle argenté partit le cœur empli de larmes et de chagrin.
Le cœur lourd, Shebba dut trébucher une demi-douzaine de fois.
Qu’est ce que son frère avait-il oublié de lui dire ?
Qu’est ce que la meute lui avait fait qu’il a omis de dire ?
Pourquoi son ton était-il si sec et sans sentiments ?
Comment avait-elle put oublier son frère et les conséquences de son départ ?
Tandis-que les questions se bousculaient dans sa tête, une promesse éclata dans son cœur : elle retrouverait son frère, ira voir la meute et fera tout pour que les ordres du groupe deviennent justes.
« Absolument tout se répéta-t-elle dans sa tête. »
La promesse naquit et prit une place sans reddition dans son cœur brouillé par tant de sentiments détaler en quelques minutes.
Pendant cette nuit sans étoiles, un rêve étrange prit place dans sa tête : elle retournait à la meute alors qu’elle n’était jamais partie, elle n’avait jamais quitté son frère, jamais sa mère n’avait été morte, ni son père chasser. Tout était normal : elle chassait avec Brume, jouait avec Kale, son meilleur ami du passé dont elle rêvait.
Elle était heureuse.
Soudain, un flot d’image la traversa : son départ, le début de sa vie en tant que louve solitaire, ses rêves étranges qui la parcourait, le rêve du chasseur, la rencontre de Brume et sa promesse incéré dans son cœur. A contrecœur, elle se réveilla.
Le sang battait aux oreilles de Shebba, dès son réveil, elle avait commencé à courir comme si sa vie en dépendait bien qu’elle ne savait pas où elle voulait aller. Où plutôt si. Elle voulait aller la où son frère était. Elle y resterai d’ailleurs longtemps car elle voulait montrer que son frère était digne de son sang de meute.
Cherchant dans tous les recoins de l’ancien placement de la meute, elle ne trouva ni son frère ni ses anciens camarades. Exténuée, elle s’allongea dans l’herbe grasse et ferma les yeux.
Ce rêve fut le même que le précédant en un petit peu plus détaillé, et, comme chaque rêve, Shebba se réveilla.
Shebba continua ses recherches : si la meute n’était pas à ce camp là, cela voulait dire qu’elle avait changé de camp.
« Voilà quelque chose que Brume avait omis de me dire ! Il va bien m’entendre celui-là ! Comme si c’était un détail à oublier ! grogna l’imposante louve grise et blanche. »
C est tout pour l instant. Dites moi ce que vous en penser.